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20 mai 2001 7 20 /05 /mai /2001 01:45

19 novembre 2012

 

 

Des nouvelles du Pérou

 

 C02066.JPG

 

Humberto Boulangé Allègre

  

Campoy,  octobre  2012

 

 

Chers amis.

 

 

Je viens vous retrouver, pour vous donner encore des nouvelles du Pérou.

Ici l’année s’achève par l’arrivée tant espérée de l’été. Même si il n’est pas encore là, nous l’attendons avec impatience. On est bien entré dans le printemps, mais en fait ici il n’y a que deux saisons : l’hiver et l’été ; le reste est une belle invention des poètes.

Cette année, un phénomène curieux a tapissé les collines qui nous entourent traditionnellement grises et poussiéreuses, d’un beau « vert campagne » très surprenant. L’hiver a été si humide, que le désert dans lequel nous sommes, a reverdit. Pas une seule pluie, mais le brouillard persistant depuis 6 mois a déposé les germes d’une vie qui triomphe de la mort. Beau phénomène, assez rare pour qu’on vienne visiter nos « hauteurs ». Signalons que ceci apparait sur les parties hautes des collines. Il faut donc monter assez haut pour en profiter, et constater aussi que les espaces habités en bas restent très spectaculairement pauvres, désordonnés et traditionnellement crasseux. Les premiers rayons de soleil du mois de décembre, remettront les choses á leur place et Campoy redeviendra ce banal quartier oublié de Lima.

Cependant la Lima « chic » se transforme beaucoup. L’américanisation, produit de la croissance phénoménale non-partagée (de 6 á 8 % par ans depuis 12 ans consécutifs), métamorphose cette mégapole de 10 millions d’habitants. On construit un métro aérien, chaque année environ 10 kilomètres de viaduc. On fait un tunnel routier de 8 kilomètres sous le lit de la rivière. On construit des immenses centres commerciaux etc… Pour ces grands travaux les entreprises sont Chinoises, Brésiliennes ou Mexicaines. Mais l’immense fossé qui se creuse entre riches et pauvres est bien Péruvien. Les quartiers populaires et traditionnellement pauvres comme Campoy, ne voient aucune transformation.          

Toujours pas plus d’eau courante ni d’égouts,

le transport en commun particulièrement désastreux,

une éducation nationale de très basse qualité,

l’absence de programme de logement social,

le manque d’emplois formel qui maintien les populations dans la pauvreté, alors qu’ailleurs, derrière la colline, la richesse abonde avec les piscines particulières et les golfs de 18 trous…

Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas d’un léger climat d’insurrection se fasse sentir dans les campagnes encore plus oubliées que nos quartiers périphériques de Lima. La situation est naturellement explosive. De nouveau le choix de la violence redevient une tentation. Notre mission se complique car les injustices sont criantes, et personne ne prend en compte le cri de souffrance que depuis Moïse (Exode 3,7) les pauvres font monter jusqu’á Dieu.

On achève l’Année des Coopératives (O.N.U. 2012) dans la plus grande indifférence, l’Église Catholique propose une « Année de la Foi » (2013) mais personne ne se souviens des « Engagements du Millénaire » qui prévoyaient en 2015, entre autres : l’abolissement de la misère, la réduction de la contamination etc. …! Le monde moderne avec ses mémoires électroniques est devenu amnésique.

C’est là que nous, les disciples du Ressuscité, nous avons une grande responsabilité, celle de rappeler que l’Amour du prochain se décline en actions en faveur de la justice, du respect de la création et d’un climat de paix entre les peuples. Plus que jamais, partout dans le monde, le message du Christ est nécessaire :

« Aimez-vous les uns les autres !  

Ne jugez pas ! 

Paix aux hommes de bonne volonté !  

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière !

Lève-toi, prends ton grabat et marche ! 

Moi non plus je ne te condamne pas ! »

Les sentiments religieux qui envahissent les peuples d’Amérique latine, auraient tendances á endormir les populations résignées á la pauvreté et privées du partage des richesses par une religion de la peur et du péché. Mais le scandale de la pauvreté est bien la conséquence du péché collectif d’un monde qui fait plus confiance á l’Économie de Marché qu’aux Droits de l’Homme.

Dans ce panorama qui peut paraître maussade, je veux vous apporter quelques beaux témoignages particulièrement lumineux pour les personnes de bonne volonté :

Nancy 55 ans, mère de famille pas toujours bien traitée. Avec d’autres amies, elle

anime un « Groupe d’Aide Mutuelle » qui reçoit, écoute et accompagne les femmes en difficulté. Elles passent vraiment beaucoup de temps pour redonner force et dignité á ces personnes victimes de mauvais traitements.

Lucy aussi la cinquantaine, habite une cabane précaire sous un pont. Elle vit de la

récupération de bouteilles de plastique qu’elle lave et revend au poids (il en faut 40 kilos pour faire un €uro). Elle participe d’un groupe biblique dans lequel elle apporte son point de vue depuis l’extrême pauvreté, ceci bouscule notre lecture plus conventionnelle de la bible.

Antonio n’a pas une bonne santé, il est un peu abandonné par sa famille, il travaille

comme taxis avec une très vieille bagnole qui est perpétuellement en panne. Mais c’est lui qui donne beaucoup de son temps pour l’animation d’un groupe de jeunes de son quartier. Toujours de bonne humeur, il est particulièrement présent aux jeunes en difficultés avec la drogue, la violence, la prostitution.

Ces amis et beaucoup d’autres, sont comme les piliers d’une communauté paroissiale qui se veut avant tout attentive aux souffrances et aux peines des gens. Ils sont pauvres et se tournent en priorité vers leurs copains encore plus pauvres qu’eux. Leur combat, c’est de ne laisser personne sur le bord du chemin.

 

Cette année a été pour moi une « année de grâces ». La visite de 26 personnes pour la Semaine-Sainte, avec les 10 ans de la paroisse, mes 60 ans, et surtout leur regard sur notre réalité m’a beaucoup aidé à voir plus clair dans nos combats. Même si la vie du pays est assez compliquée, sans parler de la vie de l’Église pas moins problématique, je comprends que le Seigneur me veuille ici. Je ne vous dis pas que je n’ai pas certains jours le « mal du pays », mais pour l’instant, je sens que ma vie est encore au Pérou. J’aurais la chance de revenir quelques jours en novembre, mon parrain fêtant 80 ans, je veux partager la joie de la famille

La perspective de vous voir me réjouit et surtout restons en contact jusqu’au jour où vous viendrez voir de vos propres yeux la belle la réalité péruvienne que j’ai honneur de servir.

Á très bientôt

Hubert Boulangé Allègre (prêtre d’Amiens en mission au Pérou)

 

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Vidéo français

 

 

 

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Notícias do Peru

 

Humberto Boulangé Allègre  

 

                                                                                        Campoy, Outubro de 2012

 

 

Carros amigos

 

Venho de novo ter convosco para vos dar mais notícias do Peru.

Aqui, o ano termina com a chegada tão esperada do Verão. Mesmo sem ter ainda vindo, nós esperamos por ele com impaciência. Já é altura de ter começado mas, de facto, aqui só há duas estações: o Inverno e o Verão; o resto é invenção dos poetas.

Este ano, um fenómeno curioso cobriu as colinas que nos cercam, tradicionalmente cinzentas e cheias de pó, com um brilho verde surpreendente.

O Inverno foi tão húmido que o deserto em que estamos ficou verde. Não choveu uma única vez mas um nevoeiro persistente durante 6 meses depositou  as sementes de uma vida que triunfa da morte..Um belo fenómeno mas suficientemente raro para justificar uma visita às nossas “alturas”. Faço notar que isto acontece nas partes altas das colinas. É preciso portanto subir muito para contemplar este espectáculo e verificar também que os espaços habitados, no sopé dos montes, permanecem espectacularmente pobres, desordenados  e tradicionalmente sujos. Os primeiros raios de sol de Dezembro porão de novo as coisas no seu lugar e Campoy  voltará a ser o bairro banal esquecido por Lima.

No entanto, a cidade chic de Lima transforma-se muito A americanização produz um crescimento fenomenal não repartido (de 6 a 8$por ano há 12 anos consecutivos)mudou completamente esta cidade de 10 milhões de habitantes. Constrói-se um metro aéreo e todos os anos cerca de 10 quilómetros de viaduto.Faz-se um túnel de 8 quilómetros por baixo do leito do rio. Constroem-se imensos centros comerciais, etc…Para esses grandes trabalhos as empresas construtoras são chinesas, brasileiras ou mexicanas. Mas o fosso imenso que se cava entre  ricos e pobres é peruano. Os  bairros populares e tradicionalmente pobres como Campoy não sofrem nenhuma transformação.

Continuam sem água corrente nem esgoto,

o transporte em comum é particularmente desastroso,

uma educação nacional de baixa qualidade,

ausência de programa de alojamento social,

A falta de emprego estável que mantém a população na pobreza contrasta com a riqueza que abunda por trás da colina com piscinas particulares e campos de golfe enormes.

Neste contexto, não admira que exista um clima de insurreição nos campos ainda mais esquecidos que os bairros periféricos de Lima. A situação é naturalmente explosiva. A escolha da violência é novamente uma tentação. A nossa missão torna-se complicada porque as injustiças são gritantes e ninguém faz caso do clamor de sofrimento que, desde Moisés, o povo faz subir até Deus.

Está a terminar o Ano das Cooperativas na maior indiferença.

 A Igreja Católica propõe um “Ano da Fé” mas ninguém se lembra dos “Compromissos do Milenário”que previam, entre outras coisas, a abolição da miséria, a redução da contaminação, etc!O mundo moderno com as suas memórias electrónicas tornou-se amnésico.

É aí que nós, os discípulos do Ressuscitado, temos uma grande responsabilidade, a de lembrar que o Amor do próximo se traduz em acções em prol da justiça, do respeito da criação e de um clima de paz entre os povos. Mais do que nunca e por toda a parte, no mundo, a mensagem de Cristo é necessária:

    “Amai-vos uns aos outros!

    Não julgueis!

    Paz aos homens de boa vontade!

    O povo que caminhava nas trevas viu uma grande luz!

     Ergue-te, toma o teu leito e caminha!

    Também eu não te condeno!

 

Os sentimentos religiosos que invadem os povos da América latina teriam tendência a adormecer as populações resignadas á pobreza e privadas da partilha das riquezas por uma religião do medo e do pecado. Mas o escândalo da pobreza é bem a consequência do pecado colectivo de um mundo que tem mais confiança na Economia do que nos Direitos do Homem

Neste panorama que pode parecer enfadonho, quero apresentar-vos alguns belos testemunhos particularmente luminosos para as pessoas de boa vontade:

Nancy 55 anos, mãe de família

 Nem sempre bem tratada. Com outras amigas, anima um”Grupo de Ajuda Mútua” que recebe, escuta e acompanha as mulheres em dificuldade. Elas passam realmente muito tempo para restituir a força e a dignidade a essas pessoas que são vítimas de maus  tratos.

Lucy

 Também cinquentenária mora numa cabana precária debaixo de uma ponte. Ela vive da recuperação de garrafas de plástico que lava e revende a peso (são precisos 50 quilos para conseguir um Euro). Ela participa num grupo bíblico ao qual traz traz o seu ponto de vista a partir da extrema pobreza, o que abala a nossa leitura mais convencional da bíblia.

António não tem muita saúde e é um pouco abandonado pela família; trabalha como motorista de táxi com uma viatura muito velha que está sempre avariada, mas é ele que dá muito do seu tempo para animar um grupo de jovens do seu bairro. Sempre de bom humor, está especialmente presente aos jovens com dificuldades por causa da droga, da violência e da prostituição.

Estes amigos e muitos outros são como os pilares de uma comunidade paroquial que pretende sobretudo estar atenta aos sofrimentos e às dificuldades das pessoas. São pobres e dão prioridade aos seus compatriotas ainda mais pobres do que eles. A sua luta consiste em não deixar ninguém na borda do caminho.

 

Este ano foi para mim um “ano de graças”.

A visita de 26 pessoas para a Semana Santa, nos 10 anos da paróquia e os meus 60 anos e sobretudo o seu olhar sobre a nossa realidade ajudou-me a ver mais claro o essencial dos nossos combates. Mesmo sendo complicada a vida do país e não menos problemática a vida da Igreja, compreendo que o Senhor me quer aqui.. Não digo que não sinto, de vez em quando, saudades da pátria mas, por enquanto, sinto que a minha vida é ainda no Peru. Terei a oportunidade de regressar a França em Novembro por alguns dias a fim de partilhar a alegria da família pois o meu padrinho festeja os seus 80 anos.

A perspectiva de ver a todos alegra-me e sobretudo fiquemos em contacto até ao dia em que vierdes ver com os próprios olhos a bela realidade que tenho a honra de servir.

Até breve!

 

                  Robert Boulangé Allègre (padre de Amiens em missão no Peru)

 

 

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En espagnol :

 

 

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Vidéo en espagnol :

 

 

 

 

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Campoy,  octobre  2012

Cari amici,

 

 

Mi faccio di nuovo vivo, per darvi ulteriori notizie dal Perù.

 

Qui, l’anno si sta concludendo con l’arrivo, a lungo sperato, dell’estate. Anche se non c’è ancora, l’aspettiamo con impazienza. Siamo passati, ovviamente, dalla primavera, però, in realtà, qui vi sono solo due stagioni: l’inverno e l’estate; per il resto, si tratta di una bella invenzione dei poeti.

Quest’anno, uno strano fenomeno ha tappezzato le colline che ci circondano e che sono, di norma, grigie e polverose, di un bel “verde campagna” molto sorprendente. L’inverno è stato così umido da far rinverdire il deserto nel quale ci troviamo. Niente pioggia, invece una nebbia insistente, durata sei mesi, e che a depositato i semi della vita che trionfa sulla morte. Un bel fenomeno, caso abbastanza raro da incitare la gente a visitare le nostre “alture”.

 

 

Va precisato, in effetti, che questo fenomeno si manifesta sulla parte alta delle colline. Bisogna pertanto salire abbastanza in alto per approfittarne; dà anche modo di rendersi conto che le aree abitate, più giù, rimangono spettacolarmente povere, caotiche, e, come al solito, sporche.

I primi raggi di sole del mese di dicembre rimetteranno tutto al solito posto e Campoy ritornerà ad essere quella banale periferia dimenticata di Lima.

 

Va detto che, in quel mentre, la Lima “chic” si evolve moltissimo. L’americanizzazione, derivata da una crescita fenomenale e non-ridistribuita (dal 6 all’8% l’anno per 12 anni consecutivi), ha sconvolto questa megalopoli di dieci milioni di abitanti. Stanno costruendo una metropolitana aerea, cioè, ogni anno, dieci chilometri circa di viadotti. Stanno scavando un tunnel stradale di otto chilometri sotto il fiume. Stanno edificando immensi centri commerciali, ecc.

Per fare tutti questi lavori sono state chiamate imprese cinesi, brasiliane, messicane. Tuttavia, l’abisso enorme che si apre tra ricchi e poveri, è, per quanto lo riguarda, esclusivamente peruviano. I quartieri popolari e tradizionalmente poveri come Campoy, non conoscono nessun miglioramento o trasformazione che sia.

 

 

Non vi sono ancora né l’acqua corrente, né le fogne; i trasporti pubblici sono totalmente disastrati; la scuola pubblica è di bassissimo livello; non esistono programmi per alloggi sociali; non c’è lavoro: tutto ciò costringe la maggioranza della popolazione nella povertà, mentre, altrove, sull’altro versante della collina, la ricchezza straripa con piscine private e campi da golf…

 

 

In un contesto di questo tipo, non vi sarà da meravigliarsi se aleggia un sottile clima di insurrezione, nelle campagne soprattutto, ancora più dimenticate delle nostre periferie di Lima. La situazione è tendenzialmente esplosiva. Di nuovo la scelta della violenza ritorna ad essere un’opzione. La nostra missione si fa sempre più difficile perché le ingiustizie sono tremende e che nessuno tiene conto di quel grido di sofferenza che, da Mose (Esodo 3,7) in poi i poveri lanciano verso Dio.

 

 

Si sta concludendo l’Anno delle Cooperative (O.N.U. 2012) nella massima indifferenza, la Chiesa Cattolica propone un “Anno della fede” (2013), però nessuno si ricorda degli “Impegni del Millennio” che prevedevano, nel 2015, tra gli altri: l’abolizione della miseria, la riduione ella contaminazione, ecc. …!

Il mondo attuale, malgrado le sue memorie elettroniche è diventato amnesico!

 

A questo punto, siamo noi, i discepoli del Resuscitato, che abbiamo un’immensa responsabilità, quella di ricordare che l’Amore del prossimo va declinato attraverso azioni a favore della giustizia, del rispetto della creazione e di un clima di pace tra i popoli.

Più che mai, dappertutto nel mondo, il messaggio di Cristo è indispensabile:

 

Amate vi gli uni e gli altri!

Non giudicate!

Pace agli uomini di buona volontà!

Il popolo che camminava nelle tenebre ha visto una grande luce!

Alzati, prendi la tua branda e cammina!

Neanch’io ti condanno” 

 

I sentimenti di fede che sentono i popoli dell’America latina tenderebbero a addormentare le popolazioni, rassegnate alla povertà e private della ridistribuzione delle ricchezze, con una religione fondata sulla paura e il peccato.

Ma lo scandalo della povertà è, effettivamente, la conseguenza del peccato collettivo di un mondo che si fida di più dell’ Economia di mercato che non dei Diritti dell’Uomo.

 

In questo panorama che può sembrare tetro, vi posso portare alcune bellissime testimonianze, particolarmente luminose per la gente di buona volontà:

 

Nancy, 55 anni, madre di famiglia non sempre trattata con dignità. Con altre amiche fa vivere un “Gruppo di Mutuo Soccorso” che accoglie, ascolta e accompagna le donne in difficoltà. Passano veramente molto tempo per rendere forza e dignità a queste persone, vittime di maltrattamenti.

 

Lucy, anche lei sulla cinquantina; vive in una capanna sotto un ponte. Sopravvive grazie al riciclaggio delle bottiglie di plastica che pulisce e rivende a peso  (ne servono 40 chili per ricavare 1 euro).  Fa parte di un gruppo biblico nel quale porta il suo punto di vista, quello dell’estrema povertà; questo travolge la nostra lettura più convenzionale della Bibbia.

 

Antonio, di salute cagionevole e praticamente abbandonato dalla sua famiglia; fa il tassista con un catorcio costantemente guasto. Tuttavia, egli dà molto del suo tempo per far vivere un gruppo di giovani del suo quartiere. Sempre di buon umore, sta molto vicino ai giovani in difficoltà per via della droga, della violenza o della prostituzione.

 

 

Questi amici, insieme a tanti altri, sono come i pilastri di una comunità della parrocchia che intende essere, prima di tutto, all’ascolto delle sofferenze e delle difficoltà della gente. Pur essendo poveri, si rivolgono, innanzitutto, verso i loro amici più poveri di loro. La loro lotta è quella di non lasciare nessuno lungo la strada.

 

 

Questo anno è stato per me un “anno di grazia”. La visita di 26 persone per la Settimana santa, per festeggiare i dieci anni della nostra parrocchia, i miei sessant’anni e, soprattutto il loro sguardo sulla nostra realtà, mi hanno aiutato moltissimo nel vedere più chiaro la prospettiva delle nostre lotte.

Anche se la vita del paese è piuttosto complessa, per non parlare della vita della Chiesa, non meno problematica, capisco che il Signore mi voglia in questo luogo.

Non pretendo certo di non sentire, di tanto in tanto, “la nostalgia de mio paese”, però, per ora, sento che la mia vita deve ancora essere nel Perù.

Avrò la fortuna di tornare per alcuni giorni, a novembre, per festeggiare gli ottant’anni del mio padrino: voglio poter condividere la gioia della mia famiglia.

Mi rallegro all’idea di rivedervi; restiamo in contatto fino a quando non verrete qui, da noi, a veder con i vostri occhi la bella realtà peruviana che ho l’onore di servire.

 

A prestissimo,

 

Hubert Boulangé Allègre (parroco di Amiens in missione nel Perù

 

 

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News from Pérou

 

 

 

Humberto Boulangé Allègre

  

Campoy,  octobre  2012

 

 

Dear friends.

 

 

I am reaching you with news from Pérou.

Over here, the year is ending with the winter season warmly expected. Even though it has not yet come, we are impatiently expecting it. We have well entered spring time, but in fact there are only two seasons: winter and summer; the first been a beautiful invention of poets.

 

This year, a curious incidence hit the traditional gray and dusty hills surrounding us with a beautiful “green countryside”, very surprising. Winter time was very wet that our dwelling place which is the desert has grown green. Not even a rain, but the continuous falling of fog for 6 months bring about the offspring of life which triumphs over death. Very beautiful incidence, rather rare for one to visit “heights” places of ours. We are giving a signal that this appears on the highest parts of the hills. It is therefore necessary to climb high in order to make out a well view focusing the dwelling areas that are spectacularly poor, muddled and mainly filthy. In December, the first sunbeams will put things in order and Compoy will become as before, a common area abandoned by Lima.

 

However, “the lifestyle” of Lima is been greatly transformed. The growth of American products (from 6 to 8% for 12 consecutive years), has changed 10 million inhabitants. Every year, we build an elevated railway, approximately 10 kilometers of viaduct. We make a tunnel of 8 kilometers beneath the river. We build big shopping centers etc……The companies for these great projects are Chinese, Brazilians, or Mexicans. But the gap that is growing between the rich and the poor is of Peruvian origin. The common districts which are mainly poor like Campoy have not seen any change.

 

Still no more tap water nor sewers.

Particularly, means of public transport is disastrous,

the quality of national education is very low,

no program for social housing, the lack of jobs maintains the populations in poverty, meanwhile at the other side of the hill; riches with special swimming pools. From this context, one will not wonder about the little uprising of secure climate which is the feeling in the countryside much more forgotten than in the poor vicinities of Lima. Naturally, the situation is alarming. Again the choice of violence has become a temptation. Our mission becomes complicated because the injustices are striking, and nobody takes into account the shout of suffering at the time of Moses (Exodus 3,7) which poor people make, to God.

 
We have ended the year of Cooperatives (O.N.U. on 2012) with greatest indifference.  the Roman Catholic Church proposes a " Year of “ Faith” (2013) but nobody remembers " the plan of Millennium comitement for 2015, in case of the abolishing of poverty, the reduction of polution etc.! The modern world with it’s electronic memories become amnesic.

 

This is where we the followers of the Risen Lord are called to embrase a big responsibility which reminds how Charity live in actions favourises justice, respect for the creation and for the peaceful encounter between peoples. More than ever, the message of  Christ is necessary  all over the world,:

 

"Love one another!
Do not judge!
Peace to  men of good heart!
The people who were walking in the darkness have seen  a great light!
Get up, take up your bed and walk!
I either, I do not condemn you! "

 

The religious sentiments which invade the peoples of Latin America, may have the tendencies   of bringing into a stand still the poor and the abandoned  populations deprived of wealth sharing due to fear and sin. But the scandal of the poverty is the consequence of collective sin of a world which has more trust in the Market economy than in Human Rights.
Within this arena which can appear as an affliction, I wish to share with you some beautiful testimonies particularly to the people of good will:

 

Nancy, 55 years old: is a housewife;  always not well treated. She with other friends animate a "Group of Mutual Help " which receives women in difficulties for listening and to accompany them. They really spend a lot of time to restore energy and dignity of these persons who are victims of bad treatement.

 
Lucy,  about fifty years old, living in a precarious hut under a bridge. She lives on the recycling of plastic bottles which she washes and resells by kilo (one needs 40 kilos to make one euro). She participates in a biblical group in which she brings out her point of view on the extreme poverty, this is what moves us to read the Bible in a more conventional manner.

 

Antonio is not in good health, he is some how abandoned by his family, he is a taxi driver in a very old car which breaks down often. But he is the one who gives much of his time for the animation of a group of young people in his visinity. He is always in a good mood, particularly present to young people in difficulties with  drug abuse, violence and  prostitution.

 

These friends and many others, are like the pillars of  a parish community which is above all attentive to the sufferings and pains of people. They are poor but as a priority, they turned first to their friends even poorer than themselves. Their strugle is not to leave sommeone  on the road side.

 

This year was for me a " year of graces ". The visit of 26 persons for the holy week, with 10 years of the parish, my 60 years, and especially their attitudes towards  our reality helped me a lot to see clearly more in our strugles. Even if the life of the country is highly complicated, without speaking about the life of the Church which can be a problematic, I understand that the Lord wants me here. I do not mean to say  that there are some  days without the "bad of the country", but for the time been, I feel that my life is still in Peru. I may be lucky enough to return a few days in November, my godfather is celebrating 80 years, I want to share the joy of the family.

To see you is my delight and especially let us keep in touch until the day when you will come to see with your own eyes the beauty of the Peruvian reality that I have pleasure to serve.

 

See you very soon.

 

Hubert Boulangé Allègre (Amiens priest in Peru mission)

 

 

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Published by partenia-au-dela-des-frontieres - dans Actions Amérique du sud
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commentaires

healthy lunch ideas 29/09/2014 12:04

I was eagerly waiting for the latest news from Peru. For this year, a curious and surprising thing has lined the around the traditional place favoring to the green campaign. The whole aim is to set up and adopt a go green campaign policy.

Katherine 12/09/2014 14:05

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