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20 mai 2001 7 20 /05 /mai /2001 01:20

Noël 2012 

Prisonnier.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Noël en prison, avec Jacques Gaillot

 

 

 

creche-africaine-ebene-5Cela se passa un jour de Noël en prison. Ce jour-là, comme chaque année, Jacques Gaillot avait tenu à venir célébrer la messe au milieu de la communauté des détenus de la maison d’arrêt. C’était pour lui le temps le plus fort de la journée de Noël. C’était dans cette nuit de la prison qu’il aimait accueillir la lumière qui vient du Christ.

Pour célébrer la venue de celui qui rend libres les opprimés et qui apporte aux captifs la libération, Jacques avait apporté une crèche en bois d’ébène qui avait été confectionnée par des patients d’une léproserie africaine. La crèche avait été disposée dans le local de l’aumônerie que les détenus avaient décorée. La célébration de Noël avait été très belle. Jacques Gaillot avait suscité, comme il sait le faire, après la lecture de l’Évangile, une vraie prise de parole chez ces hommes privés de leurs liens familiaux et ressentant en un tel jour plus cruellement la souffrance de la séparation. Une atmosphère de fraternité et de grande confiance s’était dégagée de cet échange. La célébration s’était prolongée par le partage du café et des gâteaux. Puis au moment de se séparer, il avait bien fallu remettre de l’ordre dans la salle et ranger tout ce qui avait contribué à évoquer Noël.

Or quand on remit dans le carton les personnages de la crèche, il fallut bien se rendre à l’évidence : le personnage du petit Jésus avait disparu. Tous les autres étaient là : Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les bergers et leurs moutons, les mages... Seul manquait à l’appel le petit JésDSC02245---Copie.JPGus qui avait mystérieusement fait la malle ! Il s’ensuivit un grand brouhaha, chacun voulant ouvrir une enquête sur ce qu’avait pu devenir le petit Jésus. Les soupçons commençaient à se porter sur les uns ou sur les autres. Certains des membres de l’aumônerie s’indignaient que l’on ait pu ainsi commettre un tel vol, passe encore sur des bijoux, mais sur le petit Jésus !… Un des participants à la célébration fit remarquer que l’on ne pouvait pas mettre ainsi Jésus dans sa poche ! Peine perdue, Jésus demeura introuvable !

Et je me souviens que lorsque nous avons quitté la prison, Jacques Gaillot me dit que Jésus était beaucoup plus malin que nous ! Lui, il avait réussi à rester en prison pour demeurer en compagnie de ses frères détenus auxquels il s’était assimilé dans le chapitre 25 de l’Évangile de saint Matthieu, alors que nous nous avions été contraints d’en sortir et que nous ne saurions jamais ce que c’était que passer des mois voire des années en détention !

 

Quelques jours après, un des participants à la messe de Noël m’appela alors que je passais jesus4dans la coursive. Il me remit alors une nouvelle figure du petit Jésus qu’il avait sculptée

dans un bout de bois qu’il avait trouvé dans un atelier de la prison. Il me demanda de le remettre à Jacques Gaillot pour remplacer le Jésus manquant. Et alors que la figure du petit Jésus africain était emmailloté et gardait les bras serrés dans des langes, celui qu’avait confectionné ce prisonnier avait au contraire les bras largement ouverts dans un magnifique geste d’accueil et de liberté, à l’image de ce combat ardu que menait cet homme, dans la prison, pour conquérir et sauvegarder sa liberté intérieure !

Ainsi, sans le savoir sans doute, ce frère détenu avait écrit une parabole significative du ministère épiscopal de Jacques Gaillot à Évreux. Car non seulement celui-ci a toujours eu la passion de placer les exclus et les plus pauvres au cœur de la pastorale du diocèse, leur accordant une priorité dans la mission comme les premiers destinataires de la Bonne Nouvelle. Mais il a eu aussi le souci que leur parole puisse librement s’exprimer et qu’à travers cette voix des plus pauvres, soit entendu quelque chose de ce langage mystérieux que le Christ adresse à son Église pour qu’elle ne cesse jamais de se rappeler que sa fidélité passe par le compagnonnage avec les plus démunis et par une participation active à leur combat pour une vraie libération.

Une telle passion comporte toujours un risque, celui de rencontrer la contradiction de ceux qui pensent qu’il est plus « raisonnable » que l’Église soit « au service des pauvres » plutôt qu’un peuple composé lui-même de pauvres dont la liberté de parole est toujours plus dérangeante pour l’ordre établi.


Jean-François Berjonneau, 27 Le Vaudreuil (1)


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Les bras ouverts… (Les Rois Mages, Vie de Jésus Mafa - Cameroun)

 

 

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Navidad en la prisión, con Jacques Gaillot


 

Ocurrió un día de Navidad en la prisión. Como cada año, Jacques Gaillot había querido venir a celebrar la misa en medio de la comunidad de los detenidos de la prisión. Este era para él el momento álgido de la Navidad. Le gustaba acoger esa noche, en la prisión, la luz que viene de Cristo.

Para celebrar la llegada del que libera a los oprimidos y trae la liberación a los cautivos, Jacques había traído un belén en madera de ébano, que había sido confeccionado por pacientes de una leprosería africana. El belén se había colocado en el local de la capellanía, que los detenidos habían adornado. La celebración de la Navidad había sido muy hermosa. Tras la lectura del Evangelio, Jacques Gaillot había logrado, como sabe hacerlo, que tomaran la palabra, con autenticidad, estos hombres privados de sus lazos familiares y que en un día así sienten más cruelmente el sufrimiento de la separación. En este diálogo se había establecido una atmósfera de fraternidad y de gran confianza. La celebración se había prolongado compartiendo el café y unos pasteles. Luego, en el momento de la separación, hubo que poner en orden la sala y recoger todo lo que había ayudado a evocar la Navidad.

Entonces, al guardar en su caja de cartón los personajes del belén, estaba claro: el personaje del niño Jesús había desaparecido. Todos los demás estaban allí: María, José, la mula y el buey, los pastores y las ovejas, los magos... ¡Sólo faltaba el niño Jesús, que misteriosamente había hecho las maletas! Se armó un alboroto, cada cual intentando investigar lo que le había podido ocurrir al niño Jesús. Las sospechas comenzaron a caer sobre unos y otros. Algunos de los miembros de la capellanía se indignaban porque se hubiera podido cometer tal robo; pase si hubieran sido joyas… ¡pero el niño Jesús! ¡Uno de los participantes en la celebración hizo ver que uno no se podía meter así como así a Jesús en el bolsillo! Pero nada se pudo hacer, ¡fue imposible dar con Jesús!

Recuerdo que cuando dejamos la prisión, ¡Jacques Gaillot me dijo que Jesús era mucho más listo que nosotros! Había conseguido quedarse en la prisión en compañía de sus hermanos detenidos, con los que se había identificado en el capítulo 25 del Evangelio de san Mateo, mientras que nosotros ¡habíamos sido forzados a salir de allí y jamás sabríamos como es tener que pasar meses, incluso años en la cárcel!

Unos días después, uno de los participantes en la misa de Navidad me llamó cuando yo pasaba por el corredor. Me entregó una nueva figura del niño Jesús que había esculpido en un trozo de madera encontrado en un taller de la prisión. Me pidió que se lo diera a Jacques Gaillot para sustituir al Jesús que faltaba. Mientras la figura del niño Jesús africano estaba envuelta en mantillas, con los brazos pegados al cuerpo dentro de la ropa, ¡el que había esculpido este preso tenía, al contrario, los brazos ampliamente abiertos con un gesto magnífico de acogida y de libertad, a imagen del combate arduo que mantenía este hombre en la prisión, para conquistar y salvaguardar su libertad interior!

Así, tal vez sin saberlo, este hermano detenido había escrito una parábola significativa del ministerio episcopal de Jacques Gaillot en Évreux. Porque no sólo él siempre tuvo la pasión por poner a los excluidos y los más pobres en el centro de la pastoral de la diócesis, concediéndoles una prioridad en la misión como primeros destinatarios de la Buena Noticia. Sino que se preocupó por que su palabra pudiera expresarse libremente, y que, a través de esta voz de los más pobres se diera algo a entender del lenguaje misterioso que Cristo dirige a su Iglesia, para que nunca deje de recordar que su fidelidad no es posible sin asociarse activamente con los más desposeídos y sin la participación activa en su combate por una verdadera liberación.

Esta pasión conlleva siempre un riesgo,  el de chocar con la contradicción de los que piensan que es "más "razonable" que la Iglesia esté " al servicio de los pobres " antes que ser un pueblo compuesto por los mismos pobres, cuya libertad de palabra es siempre más molesta para el orden establecido.


Jean-François Berjonneau, 27 Le Vaudreuil


 

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CHRISTMAS IN JAIL, with J. Gaillot

 


 

The one who was the first vicar-general of Jacques Gaillot in Évreux tells a parable (story?) very significant of the current bishop of Partenia.

 

It took place a Christmas Day in prison. This day, as every year, Jacques Gaillot had been anxious to come to celebrate the mass in the middle of the community of the prisoners of the detention center. It was for him the strongest time of the day of Christmas. It was in this night of the prison when he liked welcoming the light which comes from the Christ.

 

To celebrate the coming of the one who makes free the oppressed and who brings to the captives the liberation, Jacques had brought a wooden crib of ebony who had been made by patients of an African leper-house. The crib had been arranged in the premises of the chaplaincy which the prisoners had decorated. The celebration of Christmas had been very beautiful. Jacques Gaillot had aroused, as he knows how to make it, after the reading of the Gospel, a real voicing of opinions at these people deprived of their family links and feeling in such a day more cruelly the suffering of the separation. An atmosphere of brotherhood and confidence had got free of this exchange. The celebration had gone on by the sharing of coffee and cakes. Then at the time of leaving, it had been necessary  to restore order in the room and to tidy up all which had contributed to evoke Christmas.

 

However when they put back in the box the characters of the crib, it was necessary to face the evidence indeed: the character of the baby Jesus had disappeared. All the others were there: Marie, Joseph, the donkey and the ox, the shepherds and their sheeps, the wizards... Only was missing the baby Jesus who had mysteriously disappeared! There was a big hubbub, each wanting to open an inquiry on what had happened to baby Jesus. The suspicions began to concern to some or to the others. Some of the members of the chaplaincy got indignant that they were so able to commit such a theft, still passes on jewels, but on baby Jesus  !  … One of the participants in the celebration pointed out that we could not put so Jesus in his pocket !  Waste of time, Jesus remained untraceable !

 

And I remember that when we left the prison, Jacques Gaillot says to me that Jesus was much smarter than us ! He had managed to stay in prison together with his detained brothers to whom he had become assimilated in the chapter 25 of Saint Matthieu's Gospel, while we had been forced to go out of it and while we would never know what would have been spending months even years in detention!

 

A few days later, one of the participants in the mass of Christmas called me while I passed in the passageway. He handed me a new character of the baby Jesus which he had sculptured in a piece of wood which he had found in a workshop of the prison. He asked me to hand it to Jacques Gaillot to replace the missing Jesus. And while the character of the African baby Jesus was wrapped up and kept arms tightened in diapers, the one that had made this prisoner had on the contrary arms widely opened in a magnificent gesture of welcome and freedom, just like this difficult fight which led this man, in the prison, to conquer and protect his internal freedom !

 

So, without knowing it, doubtless, this detained brother had written a significant parable of Jacques Gaillot's episcopal ministry to Évreux. Because not only this one always had the passion to place the outcasts and the poorest at the heart of the pastoral of the diocese, granting them a priority in the mission as the first addressees of the Good news. But he had as well the concern that their word can freely express itself and, as through this voice of the poorest, is heard something of this mysterious language which the Christ sends to his Church so that it never stops remembering itself that its loyalty passes by the companionship with the most deprived and by an active participation in their fight for the real liberation.

 

Such a passion always contains a risk, that to meet the contradiction of those who think that it is more "reasonable" that the Church is " in the service of the poor people " rather than people himself made of poor people whose freedom of speech is always more disturbing for the established order.

 

Jean-François Berjonneau, 27, Le Vaudreuil

 

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Natale in carcere, com J. Gaillot

 

Questo è avvenuto un giorno di Natale, in prigione. Quel giorno, come ogni anno, Jacques Gaillot  aveva voluto celebrare la messa tra la comunità dei detenuti del carcere. Lo considerava il momento più significativo della giornata di Natale. In quel buio della casa di pena, amava accogliere la luce che viene da Cristo.

Per celebrare la venuta di quello che libera gli oppressi e che porta ai prigionieri la liberazione, Jacques aveva portato un presepe di ebano confezionato dai pazienti di un lebbrosario africano. Il presepe era stato collocato nella stanza della cappellania addobbata  dai detenuti. La celebrazione di Natale era stata bellissima. Jacques Gaillot aveva suscitato, come al suo solito, dopo la lettura del Vangelo, una vera presa di parola da parte di questi uomini depauperati dai loro legami familiari e che sentivano più crudele ancora, in quel giorno, la sofferenza della separazione. Un’atmosfera di fraternità e di grande fiducia era venuta a crearsi da quel interscambio. La celebrazione si era conclusa con la condivisione di caffè e dolci.  Al momento di lasciarsi, ci era toccato riordinare la stanza e rimettere a posto tutto ciò che aveva contribuito ad evocare Natale;

Quando si rimisero nelle casse i personaggi del presepe, ci accorgemmo che Gesù bambino era scomparso. Tutti gli altri c’erano: Maria, Giuseppe, l’asino e il bue, i pastori e le pecore, i re Magi… Mancava solo Gesù bambino che, misteriosamente, si era eclissato! Ne venne fuori una grande confusione: ognuno voleva aprire delle indagini per sapere che fine avesse fatto. I sospetti si portavano o sull’uno o sull’altro. Alcuni dei membri della cappellania erano indignati dal fatto che qualcuno avesse potuto commettere un tale delitto: dei gioielli, si poteva ammettere, ma Gesù bambino!… Uno dei partecipanti alla celebrazione fece notare che non si poteva rubare così, su due piedi, il Gesù bambino! Ogni tentativo si rivelò inutile:  Gesù bambino non si trovava da nessuna parte!

Mi ricordo che, quando abbiamo lasciato il carcere, Jacques Gaillot mi disse che Gesù era molto più furbo di noi! Lui era riuscito a rimanere nel carcere per stare  in compagnia dei suoi fratelli detenuti ai quali si era identificato nel capitolo 25 del Vangelo secondo Matteo! Noi invece, eravamo stati costretti a lasciare il posto a non avremmo mai saputo cosa volesse dire passare mesi o addirittura anni di detenzione!

Alcuni giorni dopo, uno dei partecipanti alla messa di Natale mi chiamò, mentre stavo passando nel reparto. Mi consegnò una nuova figurina di Gesù bambino che aveva scolpita con un pezzetto di legno trovato in un atelier del carcere. Mi chiese di consegnarlo a Jacques Gaillot per sostituire il Gesù bambino scomparso.  E, mentre la statuina del Gesù bambino africano era avvolta e teneva le braccia strette dalle fasce di tessuto, quello che aveva realizzato quel detenuto teneva, al contrario, le braccia aperte in un magnifico gesto di accoglienza e di libertà, all’immagine di quella lotta ardua che, in carcere, quel uomo portava avanti, per conquistare e salvaguardare la sua libertà interiore!

In questa maniera, e probabilmente a sua insaputa, quel fratello detenuto aveva scritto una parabola esemplificativa del sacerdozio episcopale di Jacques Gaillot a Évreux.  In effetti, quest’ultimo ha sempre avuto la passione di collocare gli esclusi e i più umili al cuore della pastorale episcopale della sua diocesi, accordando loro una priorità nella sua missione, considerandoli come i primi destinatari del Vangelo. Non solo, ha avuto anche la preoccupazione di consentire loro l’espressione libera della propria parola, di modo che, attraverso la voce dei più umili, venisse fuori quel qualcosa del misterioso linguaggio di Cristo, rivolto alla sua Chiesa, al fine che essa non dimentichi mai che la sua fedeltà passa attraverso la vicinanza con i più poveri e attraverso una partecipazione attiva alla loro lotta per una effettiva liberazione.

Tale passione comporta sempre un pericolo, quello di incontrare la contraddizione da parte di quelli che pensano più “ragionevole” che la Chiesa sia “al servizio dei poveri”, piuttosto che avere un popolo fatto, esso stesso, da poveri, la cui libertà di parola crea un disturbo maggiore per l’ordine stabilito.

Jean-François Berjonneau, 27 Le Vaudreuil

 

 

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Natal na prisão, con J Gaillot

 

 

Isto passou-se num dia de Natal na prisão. Nesse dia, como todos os anos, Jacques Gaillot fez questão de ir celebrar a missa no meio da comunidade dos presos da cadeia. Era para ele o momento mais cheio de significado do dia de Natal. Era nessa noite da prisão que ele gostava de acolher a luz que vem de Cristo.

 

Para celebrar a vinda daquele que liberta os oprimidos e traz aos cativos a libertação., Jacques tinha levado um presépio em madeira de ébano que tinha sido esculpido pelos doentes de uma leprosaria africana. O presépio tinha sido colocado no local onde se faria a celebração e que os presos tinham ornamentado A cerimónia tinha sido muito linda. Após a leitura do Evangelho, Jacques Gaillot, com o jeito que lhe é próprio, tinha levado os presos a exprimirem os seus sentimentos, esses homens privados dos seus laços familiares num dia em que é mais cruel o sofrimento da separação. Essa partilha criou uma atmosfera de fraternidade e de confiança. No final da cerimónia, houve café e bolos.  Antes de se separarem, foi preciso arrumar a sala e recolher tudo o que tinha contribuído para evocar o Natal.

 

Quando começaram a guardar numa caixa os personagens do presépio, todos puderam dar~se conta de que o menino Jesus tinha desaparecido. Todos os outros personagens estavam ali: Maria, José, o burro e a vaca, os pastore s as suas ovelhas, os magos…Só não aparecia o menino Jesus que misteriosamente se tinha ido embora! Seguiu-se uma grande confusão e cada um propunha fazer um inquérito para saber o que tinha sucedido ao menino Jesus. Começaram a levantar-se suspeitas e alguns indignavam-se que tivesse sido possível um tal roubo. Se fossem jóias, vá! Mas o menino Jesus!...Um dos participantes na celebração fez notar que não se podia meter assim Jesus no próprio bolso! Tempo perdido, não foi possível encontrar Jesus! Lembro-me de que, quando deixámos a cadeia, Jacques Gaillot me disse que Jesus era bem mais esperto do que nós ao pregar-nos esta partida! Ele tinha conseguido ficar na cadeia na companhia dos seus irmãos presos com os quais se tinha identificado no capítulo 25 do Evangelho de S. Mateus ao passo que nós tínhamos sido obrigados a sair e nunca saberíamos o que era passar meses e até anos na prisão! 

 

Alguns dias depois, um dos participantes na missa de Natal chamou-me quando eu passava na rua ao lado da cadeia. Entregou-me então uma imagem do menino Jesus que ele tinha esculpido num bocado de madeira encontrado na oficina da cadeia. Pediu-me que a entregasse a Jacques Gaillot para substituir o Jesus que faltava. Mas enquanto o menino Jesus africano estava enfaixado e tinha por isso os braços presos, o esculpido por este preso tinha os braços largamente abertos num gesto magnífico de acolhimento e de liberdade, à imagem do árduo combate travado por este homem preso para conquistar e salvaguardar a sua liberdade interior!

 

Deste modo, mesmo sem ter consciência disso, este irmão prisioneiro tinha escrito uma parábola significativa do ministério episcopal de Jacques Gaillot  em Évreux.Com efeito, ele não teve apenas a paixão de colocar os excluídos no centro da pastoral da diocese, dando-lhes uma prioridade na missão como os primeiros destinatários da Boa Nova. Teve também a preocupação de que a sua palavra pudesse livremente exprimir-se e que, através dessa voz dos mais pobres, fosse ouvida alguma coisa dessa linguagem misteriosa que  Cristo dirige à sua Igreja para que ela não deixe de se lembrar que a sua fidelidade passa  por estar na companhia dos mais desprotegidos e por uma participação activa no seu combate por uma verdadeira libertação.

 

Uma tal paixão comporta sempre um risco, o de encontrar a contradição daqueles que pensam que é mais “razoável” que a Igreja esteja “ao serviço dos pobres” em vez de ser um povo composto também de pobres cuja liberdade de palavra é sempre mais incómoda para a ordem estabelecida.

 

 

Jean-François Berjonneau, 27 Le Vaudreuil

 

 

 

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Les bras ouverts... Les Rois Mages, Vie de Jésus Mafa (Cameroun)

  braços abertos…

  los brazos abiertos...

  offenen Armen...

  braccia aperte...

  open arms...

 

 

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(1) Extrait de :  A nous la parole, Partenia 10 ans déjà, L’harmattan, 2005

 

voir : http://partenia-au-dela-des-frontieres.over-blog.com/article-le-coin-des-livres-78296167.html

 


 


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